Ça va nous manquer # 2

À moins de deux mois du départ pour le Canada, il est temps d’aborder la deuxième partie de notre article sur toutes ces choses qui vont nous manquer une fois partis. On s’était précédemment arrêtés sur notre quartier adoré, et on va cette fois-ci élargir un peu plus. Parce que Paris, c’est quand même grand, et ça reste mine de rien une ville formidable sur bien des points. A commencer par l’offre culturelle !

Ça pourrait paraître idiot pour certains, mais l’un de nos critères principaux dans la sélection d’une ville (bon, certes, c’est surtout pour lui), ce sont ses cinémas. Qualité de projection, choix des films diffusés, version originale, etc. Et autant dire qu’à Paris on est servis. Mais dans la multitude de salles parisiennes, celle qui nous manquera le plus, c’est à coup sûr le Max Linder Panorama. Situé à quelques mètres (exactement 200m, d’après notre ami Google) de son grand frère, le prestigieux Grand Rex, sa devanture assez discrète ne laisse absolument pas présager ce qu’il se cache derrière. Un écran panoramique de 107m², 579 places réparties sur trois niveaux, balcons et murs tapissés. Un mélange d’influence, où l’esthétisme des années 30 rencontre la modernité du numérique. On y vient comme dans une salle de spectacle, de préférence le soir avec popcorn de rigueur (avant le film, on est bien d’accords ?), on essaye d’avoir une place en mezzanine, et on profite du moment ! Surtout, le Max Linder Panorama c’est des soirées thématiques qui permettent de revoir des films qu’on n’aurait jamais imaginés voir dans un tel écrin. Souvenir éternel de la nuit John Carpenter du 15 mars 2014 <3

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Ce qu’on aime aussi à Paris, et que l’on aime encore plus détester, c’est l’avenue des Champs-Élysées. Passage obligé que le parisien semble pourtant haïr avec ferveur, on ne peut pourtant s’empêcher d’y passer de nombreux dimanches. Il n’y a encore pas si longtemps, les Champs-Élysées étaient l’un des seuls endroits de Paris où l’on pouvait trouver des boutiques ouvertes le septième jour de la semaine. Les « Champs », c’est la seule Fnac parisienne ouverte le dimanche – ce qui a d’ailleurs provoqué quelques folies financières imprévues . Les « Champs », c’est l’endroit qui nous fait rêver quand on est gamin (surtout pour la provinciale que je suis), et l’endroit où l’on se jure qu’on ne remettra pas les pieds passé 20 ans. Mais c’est aussi l’âge auquel on se rend compte que les « Champs » sont quand même pratiques et qu’on n’a pas d’autre choix que de s’y arrêter. Lancel y côtoie H&M, McDo voisin du Fouquet’s , Cinéma et Nespresso… Alors oui, ça grouille de monde, il y a des flashs de photos tous les 2m – même sur la route, surtout sur la route -, on ne s’y sent pas forcément en sécurité, et pourtant, quand arrive le dimanche et qu’on ne sait pas quoi faire, on est quasiment sûr de passer par la place de l’étoile et son rond-point (en étoile, le rond-point forcément).

Sinon il y a un autre truc sympa, c’est de prendre un petit peu l’autoroute et d’aller faire un coucou à Mickey. Parce que quand on habite à Paris, ça devient vite très rentable de prendre le passeport annuel (on aime bien ça, les abonnements illimités) et d’aller s’évader l’espace de quelques heures à Disneyland Paris. C’est quand on n’est pas pris par le temps et qu’on peut se permettre de flâner, que le parc se montre le plus beau. En dehors des attractions qu’on se plait à faire et à refaire, encore plus quand on a l’opportunité d’y aller à des horaires moins fréquentés, c’est un pays de l’imaginaire sur lequel le temps ne semble pas avoir de prise. Peu importe le vieillissement prématuré de certains aspects du parc (il serait temps de donner un petit coup de jeune à l’autrefois magnifique Manoir hanté), on est toujours comme des gamins une fois passé le portail d’entrée. On pensera ce qu’on veut de l’empire Disney, mais le Parc à thèmes est peut-être ce qu’il reste aujourd’hui de plus proche du rêve de Walt Disney.

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Rêver, c’est peut-être bien finalement LA chose la plus importante qui anime notre envie de nous expatrier au Canada. En tout cas, c’est ce qui nous a motivés à nous lancer. J-56.

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