PVT Canada : travailler à Montréal

Trouver du travail à Montréal en PVT Canada ? On a lu beaucoup de choses à ce sujet, du vrai comme du faux, et surtout beaucoup de on-dit.

Qu’on se le dise en premier lieu, et comme d’habitude, tout ce qui va suivre vient de notre ressenti. De la façon dont on voit et vit les choses. Il n’y a pas de vérité générale, et c’est pour ça qu’on ne donnera pas de conseils qu’on estime uniques. Même si pour nous, c’est ce qui a fonctionné.

Première chose: non, Montréal ne nous attend pas à bras ouverts avec un travail à nous offrir. Comme partout, cela demande du temps et de l’investissement ! Si effectivement il y a de multiples possibilités de travail alimentaire, cela se complique un peu lorsqu’il s’agit de trouver un emploi dans son domaine. Bien sûr, cela dépend aussi du domaine en question. Pour dire vrai, ça nous aura pris environ 2 mois de vraies recherches.

On entend souvent « Il n’y a que le réseautage qui fonctionne ». Et il y a du vrai. Contrairement à la France, on ne parle pas forcément de piston mais bien de recommandation. Entrer dans une entreprise par le biais de quelqu’un d’autre n’est pas mal vu, c’est même attendu.

La puissance de Linkedin dans le domaine ne cesse d’être démontrée, tant il apparaît comme un outil de mise en relation assez puissant. Si contacter un employeur que l’on ne connaît pas par Linkedin peut sembler assez délicat, c’est pourtant une méthode qui a fait ses preuves. D’ailleurs, c’est comme ça que Jordan a pu trouver une partie de ses missions.

Dans ce cas, faut-il réellement changer notre façon de rechercher du travail ? Et bien, pas si sûr ! On nous a beaucoup dit, avant même notre arrivée, que postuler ne servait pas à grand chose puisque la majorité des embauches passaient par le réseau. Si c’est une vérité, il est aussi tout à fait possible d’être recruté sur CV en répondant à une annonce. C’est comme ça que Camille a eu la plupart de ses entretiens, et a d’ailleurs fini par trouver son emploi. Soit-dit en passant, il s’avère que la plupart des « soirées de réseautage » dont le but avoué est de trouver un emploi, sont constituées en grande partie de personnes qui recherchent… un emploi.

De même, on lit souvent « les diplômes ne comptent pas, c’est l’expérience qui compte ». C’est vrai, sauf que les diplômes ça aide quand même pas mal. Il ne faut pas croire que tous les jobs s’offrent à nous une fois passé l’Atlantique. Si l’expérience prédomine sur la formation, on parle quand même d’expériences un minimum professionnelles pour faire valoir ses compétences. Aussi, un diplôme restera toujours un avantage pour rassurer un recruteur. Chaque année d’études supérieures reste, en soit, une expérience valorisante, peu importe que le diplôme soit reconnu ou non par l’état (bah oui… On n’est pas dans le même état !).

Il faut donc faire attention à ne pas idéaliser les on-dit.

On nous aurait donc menti ? Et bien, encore une fois, c’est pas si simple. Tout simplement, chacun a son expérience, ses occasions, et il s’avère qu’elles sont très souvent bien différentes. Les on-dit ont marché pour certains, et pas pour d’autres. Il n’y a pas de véritable guide illustré de la recherche d’emploi à Montréal. S’il faut bien sûr adapter son CV pour le rapprocher des attentes québécoises (on retire photo, âge, et on met en avant les expériences et compétences en prenant bien soin de les détailler), on peut quand même laisser libre-court à sa créativité pour sortir du Word noir et blanc (si cela est adapté, bien sûr).

Il n’y a pas de façon unique de rechercher du travail. On ne proposera donc pas de méthode infaillible, parce qu’on a nous même parfois faillit (ndlr : faillit quoi ?). Si aujourd’hui, après pratiquement 4 mois, Camille a réussi à trouver le job qu’elle voulait et Jordan continue les missions en indépendant (avant de trouver un contrat de salarié, mais c’est son domaine qui veut ça), on ne peut pas dire que c’était une partie de plaisir. Bien avoir ça en tête avant d’entreprendre ses recherches. Il n’y a pas de recette magique, juste un grand bol de volonté et beaucoup de patience.

En revanche, ce qui nous apparaît bien vrai, c’est cette sensation de ne pas être cloisonné à un poste. L’évolution semble possible, et même rapide. Aussi bien en terme de salaire que de responsabilité. Et ça, c’est quand même déjà beaucoup ! Les occasions semblent nombreuses et il faut apprendre à les saisir.

Désillusion ? Absolument pas ! Au contraire, l’impression que tout n’est pas trop facile, trop beau, donc atteignable. Un pavé un peu foutraque, on le conçoit. Mais c’est à l’image de ces deux derniers mois. On postule un peu partout, de différentes façons, on tente des choses, on en rate beaucoup (comme la plupart des blagues de cet article d’ailleurs, la plupart censurées par la police du bon goût).

Pourquoi faire un article sur le travail si on n’a pas vraiment de conseils à donner ? Tout simplement parce que c’est à partir de ce jour que l’on a pu enfin commencer notre vraie expérience d’expat. Ce sentiment de recommencer sa vie, mais ailleurs. Avoir un nouveau train-train quotidien. Découvrir la ville sous un autre regard, plus celui du touriste mais de l’habitant. Les Caribous ne sont pas encore à nous, mais la vie Québécoise, elle, se rapproche drôlement !

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