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Puisque ce blog a pour objectif d’accompagner notre quotidien à Montréal, et que ce dernier ne se limite pas à des sorties gustatives, nous avons décidé d’inaugurer une toute nouvelle section… censée s’accorder aux occupations principales des deux têtes du logo du dessus (on parle de nous, là!).

On parlera culture, et essentiellement cinéma, en essayant de rester sur des spécificités propres au Canada, au Québec, et bien sûr à Montréal. Comment vivre sa cinéphilie à Montréal  ? Où ? Quand ?

On va commencer tout ça avec la 21ème édition du Fantasia Film Festival, qui se déroule du 13 juillet au 02 août 2017. Compte-rendus, vidéos, critiques… C’est quoi le quotidien d’un festivalier de Fantasia ? 

1 – Premiers pas à Fantasia et découverte du film québécois Radius.


Avec plus de 150 films étalés sur plus de deux semaines, Fantasia est un mastodonte. Le genre de Festival où tu enchaine les films jusqu’à plus soif, où la fatigue se partage avec l’excitation de la découverte, et surtout l’ambiance que tu ne retrouvera jamais ailleurs, que ce soit chez toi ou même en salle.

En France, nous avions eu le Festival du Rex et le géant Avoriaz. Aujourd’hui, leurs successeurs se sont installés entre autre à Gérardmer, Strasbourg, et Paris. Fantasia, c’est un peu tout ça à la fois. Fantasia, c’est un vibrant hommage au cinéma du monde entier, de l’orient à l’occident, dans ce qu’il a de plus sensoriel et de plus impactant. On y vient déguster du genre, des films que parfois on ne peut voir nulle part ailleurs. Fantasia, ça dure depuis maintenant 21 ans, et c’est avec une certaine émotion que nous avons pu y pénétrer pour la première fois.

L’équipe nous a donné l’occasion de sélectionner 6 films à voir. Un choix difficile compte tenu de la quantité et la diversité qui fait de ce Festival l’un des plus grands d’Amérique du Nord (rien que ça !). Est-ce un hasard d’avoir finalement porté notre dévolu, pour notre grande première, sur le film québécois Radius de Caroline Labrèche et Steeve Léonard ? Né dans les entrailles du Festival et de son Marché Frontière (nous y reviendront au détour d’un autre billet), le film était présenté en première mondiale.

Pour faire simple, court, et sans spoiler, Radius c’est l’histoire d’un homme qui se réveille amnésique et qui découvre qu’il ne laisse que des cadavres sur son passage. Juste, littéralement. Un pitch de départ qui sent bon la Twilight Zone et qui donne envie de se laisser porter dans ses zones d’ombres que le duo derrière la caméra prend un malin plaisir à étendre. Si le concept est exploité à merveille, notamment via la scène de l’ascenseur, modèle de tension et note d’intention du film, Radius aime prendre son temps. Mieux encore, l’aspect fantastique est profondément lié à la nature même des deux personnages principaux, dont l’alchimie évidente permet de nourrir un climax riche en contradictions. Après tout, le film de Caroline Labrèche et Steeve Léonard n’est fait que de contradictions et joue en permanence sur l’opposition attraction/répulsion.

Aidés par un petit budget qui force à l’économie, les cinéastes profitent de la cinégénie du Manitoba pour donner à leur film une facture visuelle très maitrisée.

Mention spéciale pour le court-métrage en stop-motion Hi, It’s your mother diffusé en première partie, pépite d’humour noir à l’efficacité redoutable.

Hier, lundi 17 juillet 2017, c’était notre première séance au Festival Fantasia.

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